04 novembre 2006

Il n'y a pas de voyages sans galères.

Dès le deuxième jours de notre voyage, les contrariétés ont commencé. La première, inévitable pour un voyage en Russie : l’enregistrement du visa. N’ayant toujours pas compris toutes les subtilités de ce document énigmatique mais néanmoins indispensable, je peux juste dire que pour obtenir ce document, nous sommes allés dans un bureau perdu dans un building anonyme de St-Petersbourg. Nous avons du débourser 600 roubles (20 $) et attendre la fin de journée pour obtenir ce précieux petit morceaux de papier.

carte_d_immigration

 Hormis ces galères administratives, nous voulions ce même jour acheter les billets de train pour se rendre au lac Baïkal. Là, pour nous qui ne parlions pas russe, la tâche était vraiment délicate. Confiants au départ, rassurés par toutes les adresses proposées dans le Lonely Planet transsibérien, nous avons vite déchanté, enchaînant les échecs, entre adresses qui n’existent pas, agences qui ne fournissent pas de billet de train et surtout guichetiers qui ne parlent pas anglais. Par chance, après moults tentatives, nous réussimes à trouver au centre des vols une guichetière très aimable et serviable qui, malgré son très faible niveau d’anglais, accepta de nous aider. Et ce ne fut pas facile. Les trains que nous voulions prendre étaient tous pleins. Nous avons dû changer d’itinéraire et de dates des dizaines de fois avant d’enfin trouver une solution : Nous partirons le 7 de St-Petersbourg et iront directement à Irkoutsk, le tout en 2ème classe. Nous repartirons d’Irkoutsk le 18 et voyagerons cette fois en 3ème classe.

billets_align_s

 Tout cela est bien différent de nos objectifs de départ où nous voulions faire différentes haltes à Ekaterinbourg, Krasnoïarsk et Kazan. Sur le coup, nous étions un peu déçus, mais aujourd’hui, il n’y a plus de regrets : Les 7 jours (au lieu de 3 ) à St Petersbourg n’étaient pas de trop, et les 5 jours ( au lieu de 4 ) au lac Baïkal étaient à peine suffisants.

 Des journées galères comme celles-ci, nous retiendrons surtout les soirées où, systématiquement, nous avons passé une bonne soirée, heureux d’avoir résolu notre problème journalier. Ce soir là par exemple, nous avons passé une très bonne soirée dans un bar avec 4 des « anges » russes « Can I Help you ». Tous 4 parlaient un peu français, et c’était très intéressant de pouvoir parler à des habitants de cette ville qui nous émerveille tant.

 D’eux quatre, nous avons gardé contact avec Dima, très sympathique, qui voudrait d’ailleurs venir en France l’été prochain…

[Il a finalement passé 3 mois en France. Beaux souvenirs...Si vous le croisez dans les rues de Saint Pet n'hésitez pas à faire connaissance, il maîtrise maintenant parfaitement l'argot français :) ]

Dima

Posté par Luky_cy à 17:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Il n'y a pas de voyages sans galères.

Nouveau commentaire