04 janvier 2007
Le journal de Leny
Leny, c'est le "ventre sur pattes".
Toujours préocupé par le prochain déjeuner ou le prochain diner, c'est grace à lui que nous avons toujours innovée question repas.
De beaux petits moments dans ce journal, et quelques phrases magiques...(voir dimanche 13 Août notemment).
Lundi 31 juillet
Ca y est. On est parti - enfin on est arrivé à l’aéroport. Nous n’avons toujours aucun billet de train et seules nos trois premières nuits de réservées. Nous allons passer cette première nuit dans un recoin sombre de l’aéroport en plein courant d’air. Mon sac est plein de tout un tas de choses inutiles (dico français/anglais, crayons de couleurs…) et pèse 15 kg. Nous avons attaqué nos repas de demain midi. Simon est plus pessimiste que jamais. Lucas et Simon apprennent le russe. Je ne sais pas si nous réalisons que nous partons en Russie.
Mardi 1er août
5h. Après une nuit (bien grand mot) horrible, nous nous apprêtons à embarquer.
Les deux vols se sont bien passés. Le temps était nuageux mais c’était magnifique. Simon qui n’était pas très à l’aise n’arrêtait pas de chanter.
Ensuite, on a rapidement compris que ça allait être rigolo. Ne soyons pas médisant, ça s’est quand même pas mal fini. Tout a commencé avec le formulaire de douane bien peu compréhensible malgré la traduction en anglais. Ca a tout de même été. Lucas avait prévu le transfert en bus (bien roots) et métro. Celui-ci s’est assez miraculeusement bien déroulé. C’est à la sortie de la station de métro que tout s’est compliqué ; les indications pour rejoindre notre auberge ne correspondaient pas avec l’adresse. Suivant les indications, nous nous retrouvons devant une grille fermée. Nous avons donc erré pendant au moins 1h30 sacs sur le dos avant de rencontrer deux envoyés de Dieu : deux jeunes chargés de guider les touristes. Ils nous ont mené à notre première adresse et nous logeons dans un appartement où vivent d’autres personnes : un peu « Auberge espagnole ». L’immeuble est un peu vétuste mais l’appartement est propre. Nous avons fait un tour sans sac et mangé dans un fast-food dégueulasse.
Dans notre recherche désespéré de cet appartement -on croyait avoir réservé dans une auberge de jeunesse mais bon - nous avons même cru qu’elle était virtuelle tant personne n’était capable de nous l’indiquer.
Simon est impressionné par le nombre de jolies russes que l’on croisent dans la rue.
Autant la nourriture de ce midi (18h) n’était pas top (espèce de jambon frit avec du blé), autant celle de ce soir (22h) n’était pas mauvaise (steak avec du fromage dessus et pâtes à la tomate). Le tout pour à chaque fois environs 100 roubles.
Les russes conduisent comme des fous et se moquent des piétons.
Mercredi 2 août
Une belle journée de merde !
Pour notre première journée peterbourgeoise, on ne peut pas dire que se soit une réussite.
Levé 8h30. Départ 9h, nous trouvons un petit dej‘. Ce que nous prenons pour un pain au chocolat est en fait farci à la viande. Première surprise. Je suis le seul à en manger.
Nous prenons le métro jusqu’à l’autre bout de la Nevski Prospect pour aller enregistrer nos visas. Cela coûte 600 roubles. Deuxième surprise.
Nous retournons de l’autre coté de la Nevski pour aller acheter nos billets de train. Personne ne parle anglais au guichet. Nous décidons de nous promener dans ce quartier et d’aller acheter nos billets dans une agence située à coté de là où nous devons aller chercher nos visas à 17h. Nous avons vu Notre Dame de Kazan et croisé un cortège de militaire (marins/parachutistes ?). Ensuite, nous somme allés voir l’Église St Sauveur des Patates puis le parc Michel. C’est à partir de là que Julie à commencer à tirer la tronche suite à notre incapacité d’établir un programme convenant à tous. Nous avons traversé la Néva et la forteresse St Pierre et Paul. Nous retournons chercher nos visas mais l’agence qui devait nous vendre les billets ne peut pas. Julie arrête de bouder (3h : joli score). Les guichets de la gare sont assaillit par une foule impressionnante. Découragés par la queue et le manque de coopération des vendeuses, nous retournons à notre première adresse de ce matin pour acheter nos billets en russes (!!!). Il n’existe plus de places en troisième classe pour les trajets que nous voulons faire. Nous achetons finalement un St-Petersbourg-Moscou et un Moscou-Irkuskt en 2ème classe (plus de deux fois plus cher que la 3ème) et le retour en 3ème. Après 2 jours en Russie, nous avons déjà dépensé plus de la moitié de notre budget. Resto oriental (aubergine farcies -> très bon).
En rentrant à notre apart, nous rencontrons l’ « Ange » qui nous a sauvé hier et nous l’invitons à boire un verre. Soirée sympa avec 4 russes parlant très bien français. En rentrant vers 2h/2h30, nous arrive notre dernière mésaventure de la journée : notre logeur ne répond pas lorsque l’on sonne à la porte. Après que nous ayons envisagé de dormir dehors dans St-Petersbourg, 3 autres locataires de l’apart arrivent et appellent un australien [en fait, c’était un autrichien] qui dormait dedans pour nous ouvrir.
Vivement demain !
Jeudi 3 août
Réveil 9h30. Levé 10h30. Départ 11h30. Direction l’Hermitage.
La queue est impressionnante mais elle en vaut la peine. Le musée est gratuit aujourd’hui et la quantité d’œuvre est énorme. Nous avons visité les impressionnistes et les peintres européens du XVIII/XIXème siècles (Matisse, Pissarro, Picasso, Van Gogh, Manet, Monet…). Nous avons traversé en vitesse les salles sur l’art grec et romain, l’Égypte, l’art russe…
Nous sommes sortis du musée à 16h30. Lucas ne peut plus retirer d’argent.
Le soir, j’ai tenté de trouver dans les guides un bar sympa. Ce fut un désastre. Nous avons fini après une heure de marche dans un quartier pas très cool dans un pub irlandais cher et pas très sympa.
Discorde sur la suite de la soirée. Scrabble.
Dans la rue, on croise plein d’homme-sandwich.
Vendredi 4 août
Départ vers 11h pour résoudre notre problème d’argent. Deux banques dont un hôtel super chic et un passage au consulat plus tard et encore une matinée de plus dans des bureaux.
Repas : deux sandwichs au Boursin : nous mangeons de plus en plus n’importe quoi.
Après midi : ballade dans St-Pet’. Nous avons vu divers monuments, la statut du cheval qui tient sur deux pattes, un ourson.
Ensuite, nous sommes allés dans un cimetière à l’autre bout de la ville. Endroit super glauque peuplé de mutilés de guerre.
Après avoir été mangé chez Mc Do, nous retrouvons tous nos colocataires sur le toit de l’immeuble. Nous essayons de parler anglais et rencontrons des gens qui ont malgré leur jeune âge déjà beaucoup voyagé. Pour éviter de finir tout bourré sur le toit, nous allons tous à la Fish Fabrique[Fish Factory], bar underground, repère d’artistes d’après un russe croisé sur le toit. L’endroit est chouette et la musique sympa. La vodka cul-sec passe bien mais est traître.
Image de la soirée : Lucas qui tient les cheveux de Julie pour ne pas qu’ils trempent dans la cuvette des toilettes du bar où elle gerbe. Elle a gerbé jusqu’à l’apart. Au retour, nous croisons des anglais et je finis dans un Kebab russe à 5h à ne plus rien comprendre. Super soirée.
Samedi 5 août
Réveil 12h. Départ 14h30 direction le musée russe. L’entrée est trop chère pour nous et Julie malade retourne se coucher.
Nous allons avec Lucas et Simon à coté du bar d’hier où il y a un musée de « Non-conformist art ». Hélas celui-ci est fermé en août. Nous rentrons par un quartier populaire. Partout des petites grand-mères vendent trois légumes. Nous rentrons dans un marché couvert et nous achetons de force trois pêches et des cerises. On s’est fait avoir comme des bleus.
Le soir, nous sommes allés manger dans un resto cher, moche où la musique (euphémisme) était trop forte. J’ai mangé du saumon (honnête) et les trois autres des lasagnes. Nous allons boire un verre à notre bar habituel malgré mes rechignements. Nous rentrons de bonne heure : tout le monde est encore fatigué de la veille.
Dimanche 6 août
Départ 10h direction Peterhof. Devant le métro, une fanfare joue. 40 minutes de bus.
Nous mangeons près du parc, Lucas un hot-dog (notre plat fétiche), Julie et Ifmy une pizza et moi une sorte de beignet plat à la viande pas dégueu. Nous nous promenons dans le parc situé à l’embouchure de la Neva (Golfe de Finlande) une bonne partie de l’après midi. Nous avons vu des fontaines, cascades et autres étangs et statues. Simon a failli se faire voler par un pickpocket. Nous avons écouté un ensemble de musiciens où chacun jouait d’une sorte de cor des Alpes plus ou moins long. Chacun ne pouvant jouer qu’une seule note.
J’ai fraudé à l’entrée du parc car ma carte d’étudiant était restée à l’apart.
Nous sommes allés manger à notre Q.G.. En voulant faire mon racho, je n’ai mangé que des trucs pas tops alors que les autres si régalaient. Une soupe au poulet et au riz qui n’était qu’un bouillon avec trois grains alors que Simon avait une soupe des plus goûteuse, une salade au goût d’exhausteur de goût et un hamburger froid que je n’avait pas commandé. La bière russe est très bonne et pas cher.
Lundi 7 août
Dernière journée peterbourgeoise.
Après avoir fait les loques une partie de la matinée, nous faisons notre ultime tour dans St-Pet’. Nous achetons une flopée de timbres. Simon et Lucas veulent aller au Subway. Finalement, nous allons au self orientale et tous le monde (sauf moi) le regretta. C’est plus cher et Lucas et Julie n’ont pas aimé. Nous buvons une bière au Q.G. et au bistro d’en face.
Dernières emplettes et visites à l’apart. Nous échangeons nos mails avec les deux françaises qui partageaient notre chambre. Sur la route de la gare, nous croisons Dima (le « i »).
Nous prenons le train à 22h pour Moscou. Ca fait un peu bizarre de quitter St-Pet’. Une nouvelle étape de notre périple commence. Nous avons pris nos habitudes dans cette ville : nous avions notre bar, notre apart’, presque nos potes.
Le train est vraiment kitch et les cabines minuscules. Je suis avec Simon et Julie et Lucas sont ensembles. Nous sommes en haut dans une cabine avec deux hommes plutôt joviaux dont l’un parle trois mots d’anglais.
L’hôtesse de wagon nous a apporté un pack de bouffe inespéré.
Un de nos compagnon de cabine est un gynécologue syrien qui s’appelle Mohammed Ali.
En accompagnant Lucas fumer nous rencontrons un militaire parlant trois mots d’anglais. Nous l’accompagnons au bar avec Simon où nous passons la soirée avec un autre militaire russe parlant très bien français. Ils sont vraiment très gentils et nous offrent du cognac russe, de la bière et tous un tas de babioles trouvées dans leurs poches.
Mardi 8 août
Nous arrivons à Moscou à 5h50 après une nuit courte dans un lit confortable bercé par le doux (antinomie) bruit du train. Après avoir fait un petit tour dans un quartier populaire de Moscou et déjeuné au Mc Do, nous retournons à la garer de Kazan attendre notre train. Ce matin, une rangée de SDF dormaient devant la gare à même le sol.
Après trois heures d’attente, nous montons dans le train qui nous emmènera à Irkoutsk (88h de voyage). Nous voyageons en deuxième classe ; je suis avec Simon dans une cabine avec un couple de russe (26/28 ans). Lucas et Julie sont séparés avec des gens pas très causants. Malgré le fait que les russes ne parlent ni anglais ni français, nous essayons de communiquer à l’aide du dico et de dessins avec nos compagnons de voyage. Rapidement, ils nous proposent de la « tchetcha », vodka à 60°.
Depuis que nous avons quitté la banlieue de Moscou, nous traversons une immense forêt. Lors du premier arrêt de train, quantité de gens vendaient de la nourriture sur le quai mais aussi des babioles (verres, lustres, peluches…). Il est 17h, Simon commence à en avoir un coup dans le pif.
Nous avons passé la soirée à discuter avec les russes en buvant du calva que nous avons amené, de la « tchetcha » et de la bière en mangeant du melon et un espèce de saucisson de fruit confit et de noix. Nous nous couchons de bonne heure après un passage regretté au wagon restaurant où nous avons mangé une salade ridicule. Nous mangeons une espèce de concombre-cornichon (2 pour 10 roubles à une babouchka) et un thé (2,5 roubles à la provonistva).









