18 novembre 2006
Lundi 31 Juillet 2006 :
Départ de Dieppe à 21h20. Le stress commence à s’installer dans la voiture du grand-père de Leny. Les quelques blagues de Simon nous ramènent aux petits bonheurs de la vie, mais sans nous faire oublier que dans 9h : C’est le grand départ…
Arrivée à l’aéroport à 23h45, pas trop d’endroits pour dormir mais on s’est quand même trouvé un petit coin isolé. La nuit s’annonce tout de même courte et rude.
Mardi 1 Août 2006 : 1er jour en Russie.
6h47 : Montée dans l’avion, à côté du hublot c’est cool…
Après un vol qui s’est très bien passé, malgré le fait qu’on ait pas eu de hublot après la correspondance de Copenhague, on se retrouve enfin à St-Pet.
Toutes nos angoisses concernant la douane russe se sont avérées inutiles puisque nous n’avons même pas été fouillé ou questionné. Parvis de l’aéroport, les premiers paysages russes nous apparaissent, en attendant le bus n°13 qui nous amènera au métro. Ayant un temps soit peu tenté d’apprendre à lire le cyrillique, me voilà le chétif chef naturel de la petite troupe de touristes paumés dans ce grand métro austère. Nous voilà ainsi propulsés dans la vie des Peterbourgeois. Ou doit on descendre ? aucune indication à bord de la rame. Pas de panique mais un certain agacement commence à s’installer entre nous…
Ouf, nous voilà dehors, en plein cœur de cette ville(métro Gostiny Dvor) qui semble vraiment superbe aux premiers abords. En route vers notre auberge « White night » , à quelques mètres de là. La réservation sur Internet nous a permis d’obtenir une description détaillée de la route à suivre. Arrivés devant la sus-grille, impossible de l’ouvrir. En plus, l’adresse ne correspond pas… S’en suit alors une longue période d’errance dans la ville, jusqu’au moment ou déboulent du bout de la rue 2jeunes Peterbourgeois, vêtus de leur T-Shirts « Can I help You ? ». Nous leur demandons alors s’ils connaissent notre auberge, et après de longues minutes de recherches dans leurs guide, d’allers retours dans la rue, l’agence d’information leur fournit les renseignements nécessaires pour trouver l’auberge.
Arrivés au quatrième étage de cet immeuble enfoui au fin fond d’une cours (celle là même que nous voulûmes explorer sans réussites au début), nous rencontrons un jeune qui semble gérer cette soi disant auberge qui n’est en fait qu’un appartement où logent des touristes dans différentes chambres. Enfin, on peut déposer les sacs !
Sitôt posés, sitôt reparti dehors en quête d’un bureau de change et surtout d’un endroit où manger ou boire. Nourriture pas terrible et boisson de même. Il nous faut absolument un endroit pour boire un bon Coca… Quelques canettes achetées sur le bord de la route et nous voilà posés sur les marches d’un bâtiment inconnu dans un parc.
Maintenant, mission bouteille d’eau (l’eau du robinet n’est pas potable). Après une longue marche, on achète deux bouteilles dans une espèce d’épicerie à la Russe. J’en profite pour acheter mes deux premiers paquets de clopes.
Retour à notre chambre. Après même pas 30 minutes, tout le monde dort. Réveil très difficile mais il faut aller manger. Encore une longue marche pour trouver un truc »pas trop cher, pas trop dégueux ». Finalement, un petit restaurant aux saveurs inconnus. 120 roubles pour un repas relativement bon, accompagné du bon vieux coca.
22h30, retour chez nous, bilan de la première journée : belle ville, mais la fatigue et les quelques galères ne nous ont pas permis d’en profiter pleinement.
Mercredi 2 août 2006 : 2ème jour.
Levé à 8h30, réveillés depuis bien longtemps avec le Soleil sans rideaux, le départ s’organise tranquillement vers 9h15. A ce moment là, personne ne sait que ce sera la « journée de toutes les galères du monde ».
Petit déj : Resto sympas, croissants sur le comptoir avec des petits trucs qui ont l’air sympas. Finalement, ce sont des sandwiches à la viande. C’est donc le ventre vide, juste un peu rempli avec ce pain au pseudo chocolat bizzare de Leny que nous partons en vadrouille. 1ère étape : enregistrement du visa : sans trop d’encombres on trouve le bon building. Un petit bureau sympa. 600 roubles et quelques minutes plus tard, nous voilà repartis.
Commence alors la visite de la ville : église de Kazan, Jésus (nom de baptème que nous avons donnés à l’église de la résurection du christ), puis une longue marche autour de la neva, fatigante et assez tendue mais tout de même assez intéressante.
Retour à 5h dans le bureau de l’enregistrement, puis recherche active des billets de train. Agence de voyage, gare de Moscou écumés, nous voilà dans le centre des vols où, par chance, une charmante dame est prête à nous aider. Après plusieurs minutes d’explications ardues et quelques concessions (causés par le manque de place dans les trains) (plus d’étapes à Ekaterinbourg, Kazan ni plus aucune ville), nous voilà en pocession des billets tant convoités ! Un bon repas et une bonne bière pour féter ça !
Retour à notre hotel pour raconter tout ça dans ce sus-carnet mais là, surgit de nul part notre ange « Can I help you ».
On discute, puis on lui propose lui et son collègue Dmitri de venir boire un verre après le boulot . Rendez vous est pris à 22h30 sur le pont aux statues équestres. Deux de leurs collègues les ont rejoints dont une de celles qui nous a sauvé hier. Bar un peu plus loin’ bière et discussions sur le B-A-BA du russe et du français. Bonne soirée, puis vient 0h00, l’heure de leur dernier métro.
Rendez vous est prit demain…
Avant de rentrer, dernière pinte, quelques débats cinématographiques et philosophiques plus tard, nous voilà devant chez nous.
Mais là, c’est le drame : personne ne répond à l’interphone ! J’escalade la grille et j’ouvre à mes confrères. Nous voilà postés devant la seconde porte et toujours personne pour nous ouvrir. Faut-il escalader ? Finalement, rien de tout ça, 45 minutes plus tard, nos colocataires rentrent à leur tour. Par chance, ils connaissent le numéro d’un pote autrichien qui habite avec nous. Il nous ouvre et c’est la délivrance. Le proprio est parti, pas d’explications… On verra demain.
Jeudi 3 Août 2006 : 3ème jour.
Le réveil sonne à 8h30 : il faut arriver en avance à l’ermitage, aujourd’hui c’est gratuit… Malheureusement tout le monde se rendort et on n’émerge qu’à 11h. Départ11h30. Arrivée devant le musée, énorme.
Par contre, la queue est gigantesque, mais il faut prendre son mal en patience. Arrivés au bout de la file, il faut trouver où aller. Pas de plans, on y va au pif. Pendant 3h, on erre donc dans ce musée. Comme dirait Leny, « des trucs chouettes et d’autres moins chouettes. ».
Sortis à 15h47, il faut à tous prix manger. Deux petits hot dog à 15 roubles plus tard, nous voilà posés au même petit sandwich bar qu’hier soir.
La suite de la journée est classique : courses, mangeage à l’appart, bar puis scrabble.
La bonne nouvelle de la journée quand même : Ma carte bleue ne marche plus.
Vendredi 4 Août 2006 : 4ème jour.
Après avoir pu tirer deux fois aux distributeurs 6000 puis 7000 roubles, ma carte de crédit ne passe plus.
Après maintes recherches de solutions, cette fois c’est clair, il faut aller au consulat !
Les gens là bas me reçoivent bien, même si ils n’ont pas l’air de comprendre ce que je fais là. Je me fais finalement orienter vers un monsieur du service social qui me conseil de me faire envoyer de l’argent par le biais de « Western Union ».
Après avoir contacté Jean-Luc (mon père) en lui demandant de nous dépanner ( pour Julie, Simon et moi), la procédure est en marche à 14h (16h à St-Petersbourg). A 17h, il est temps d’aller chercher cet argent à un guichet Western Union. Après une heure de recherches, puis 20 minutes de procédures, me voici en possession de cet argent tant désiré. Merci papa…
Notre richesse en poche, il faut fêter ça. Rien de tel qu’un bon Mc Do…
Dans cet ex-URSS, le bonheur procuré par l’apport de l’argent et celui de l’une des plus belles réussites du capitalisme me ramène à ce triste constat : Si l’argent ne fait pas le bonheur, il est tout de même difficile d’être heureux sans lui…
Pour me faire oublier ça, il nous faut notre soirée peterbourgeoise. En rentrant à l’hotel, personne ne nous ouvre la grille. Non, pas encore une galère ! Après qu’un cohabitant nous ait ouvert la grille, la porte nous est ouvert sans problèmes. En arrivant dans l’appartement, nous apprenons qu’en fait tout le monde est sur le toît. Mouais, bof, pourquoi pas. Finalement nous y allons, sans vrais motivations. Arrivés là bas, la vue est magnifique, le décor hors du commun. Tout le monde est là : les allemands, les françaises, l’anglais avec des potes, deux nouveaux russes et l’autrichien Marc. Nous commençons donc à parloter par ci par là avec des gens. Tout va bien.
Vers 23h, un mouvement de groupe s’organise à la « Fish Factory ». Bar, club ?
En arrivant là bas, ça s’avère en fait être un bar blindé aux prix attrayants mais à la musique bien trop forte. Nous nous posons et prenons le diptique Vodka-Bière. A partir de ce moment là, tout s’enchaîne. Les discussions s’enfilent entre deux paries de baby-foot. Nous sympatisons avec Marc, globe trotter émérite de 22 ans.
Au final, c’est l’écatombe : je suis raide. Leny est dans son état « je fais des trucs bizzares », Simon fait son relou et pour Julie c’est le pompon. Obligée de se faire raccompagner par les deux italiens jusqu’à l’appart.
Ma nuit s’annonce horrible, entre sueurs froides et coups de panique, mais la soirée fut excellente. Couchés 5h.
23 novembre 2006
Samedi 5 Août 2006 : 5ème jour.
Réveil tout en douceur et en gueule de bois vers 12h30. Départ à 14h30 pour le musée russe, mais arrivés devant, Julie est trop mal pour continuer.
Nous la raccompagnons donc à l’appart. 15h30, c’est le vrai départ. Nous avons pour objectif de visiter le musée du non-conformisme que Leny a repéré à côté du bar (nous attendrons Julie pour le musée russe). Sur le chemin, arrêt sur le magasin de DVD. Ce qui devait durer 2 minutes se transforme en 30 minutes.
Arrivés au dit musée, celui-ci s’avère fermé pour cause de vacances. Dommage, ça semblait pas mal…
Retour par des petits quartiers inconnus. Ca semble plus authentique que d’habitude, c’est agréable. Au détour d’un marché, nous nous faisons entuber en achetant ½ kilo de cerises et 3 pèches pour 200 roubles.
Retour à l’appart pour chercher Julie. Elle va mieux, nous pouvons ressortir vers 20h pour aller manger. Nous recherchons de la cuisine russe mais nous nous retrouvons dans un resto branchouille moderne aux prix sataniques. Des lasagnes et un jus de pamplemousse plus tard, nous voilà dehors.220 roubles.
Retour dans notre bar préféré. Une pinte et quelques carrés de chocolat. Ca a du mal à passer, on ferai mieux de rentrer et essayer de se coucher. Une petite bataille de carte avec Simon pour tenter de trouver le sommeil. Couchés 2h.
02 décembre 2006
Dimanche 6 Août 2006 : 6ème jour.
Aujourd’hui dimanche. Ballade à la campagne ? Direction Peterhov.
Ici se trouve la résidence d’été d’un certain empereur russe. Nous allons visiter le parc avec ses nombreuses fontaines. L’entrée étudiante est de 150 roubles. Avant d’entrer, il nous faut manger. La petite échoppe devant la grille fera l’affaire.
A l’intérieur, c’est assez beau est très très spacieux. Qu’est-ce qu’il devait se faire chier pour aller chercher un truc au fond du jardin Pierre le grand…
En traversant le parc, nous découvrons le golfe de Finlande avec en fond, St-Petersbourg. La vue est superbe !
Au détour d’une fontaine, la vision d’un pickpocket m’horrifie et me rend encore plus parrano. S’il a raté Simon de peu, ce touriste japonais va sûrement regretter d’être venu…
Cette agréable promenade durera quatre heures. A 16 heure, nous reprenons le bus direction St-Petersbourg. Pendant les 20 minutes de route jusqu’au métro, tout le monde s’assoupit, sauf Leny qui n’a pas pu trouver de places assise.
Nous allons ensuite dans un café Internet pour réserver un endroit où dormir à Moscou. Pas moyen de trouver moins de 20€. Ca fait mal mais on réserve quand même, tans pis.
On tente ensuite un repas dans notre traditionnel bar. La bouffe n’y est vraiment pas cher, mais quelques surprises nous attendent quand même, comme ce ridicule bouillon de poulet au riz. La soirée est tout de même très agréable et au final, on a bien mangé. Rentrés à l’appart, un petit Poker avec Danielo puis la belle à la « bataille Peterbourgeoise » contre Simon. Couchés 3h.
07 décembre 2006
Lundi 7 Aout 2006 : 7ème et dernier jour à St-Petersbourg.
Levés 10h30, notre objectif de la journée est d’acheter des timbres et de faire des courses. Assez mince. Mais la poste se trouve de l’autre côté de la Nevsky. Une longue marche nous attend et au final, nous trouvons notre bonheur. Nous en profitons pour réserver une nuit dans une auberge d’Irkoutsk sur Internet. Le midi, le subway étant trop cher pour 150 roubles, nous allons dans un des restos des premiers jours pour 170 roubles. MERCI !
Un passage au QG des « I » pour avoir quelques renseignements sur notre billet de train.
Il nous faut dire adieu au trio bar maintenant. Damned ! Plus de places en terrasse !! Allons en face. Les prix sont horribles. Un jus de pomme cul sec et on retourne en face. Avec l’addition, le serveur nous offre un chewing gum. Grande classe.
Le café du trio bar me fait bien envie. Je prend un « americano ». Simon et Leny une grosse pinte et Julie un chocolat qui s’avérera être un thé que la serveuse prendra pour un chocolat sur l’addition. A part cette histoire louche, ce bar est à recommander.
18h, il est temps d’aller faire des courses pour le train. Quelques cochonneries et on repasse prendre le sac pour être à 22h à la gare de Moscou.
Cher journal : Nous avons maintenant quitté St-Petersbourg. Avant de décrire le train dans lequel nous nous trouvons, un bilan de Leningrad s’impose.
Si cette ville est remarquable par le nombre de monuments dont elle est constituée, elle n’en reste pas moins charmante. Mais cette vile ne m’as vraiment pas donné l’impression d’avoir atteint l’Europe de l’Est. En effet, St-Petersbourg ressemble finalement assez à Amsterdam ou Rome. Les choses que je retiendrais d’ici : Sa nevsky prospect, ses ponts, ses statues équestres, ses « touristes angels », son musée de l’Ermitage, son sandwich-bar « tryo », sa « fish factory » et bien sur, notre appartement et tous ses occupants, le boss kyril qui n’avait jamais le droit de bouger d’ici et qui se faisait réveiller 50 fois par nuits.
Sur le chemin de la gare, nous avons rencontré Dmitry (dima), le tourist angel. Peut-être le reverra t’on en France ? En tous cas, nous ne l’oublierons pas…
En bref, St-Petersbourg porte bien son appellation de « ville musée ». J’ai aimé la découvrir, bien qu’elle n’ait pas reflété les idées que je me faisais de la Russie. Les pétersbourgeois sont dans l’ensemble assez sympathiques, même si quelques personnes semblent des fois ne pas apprécier les touristes.
Voilà, cela étant dit, passons au train.
15 janvier 2007
Premiers pas dans le transsibérien
Départ pour Moscou, le stress s’installe au cours de l’attente du
train. Quand il est là, c’est la délivrance. Wagon 12, nous serons deux
par deux pour ce trajet. Julie et moi nous retrouvons dans une cabine
occupée par une mère et sa fille. Nous posons nos affaires en haut, et
après ça, nous réalisons enfin que nous sommes à bord d’un train russe.
En seconde classe, le confort est assez pas mal. Une trousse de
toilette et un repas nous est même offert. Grande classe…
Le
couloir du wagon est assez étroit, tout comme les cabines. Vers 23h,
Julie décide de se coucher. Je la laisse donc dans les bras de Morphée
et vais me faire réchauffer des pattes. Nous discutons avec les
occupants de la cabine de Simon et Leny. Il s’y trouve un gynécologue
syrien prénommé Mohamed Ali.
Simon se met à lire « les fourmis
». Leny propose de m’accompagner fumer ma clope dans le très glauque
petit couloir aux deux cendriers. « Ce serai génial un cap’s ici ajoute
Leny.
Débarque alors un type qui ne connaît que quelques mots
d’Anglais mais qui a l’air de vraiment vouloir nous parler. Il nous
propose de l’accompagner au wagon bar. Nous prenons une bière. Entre
temps, nous sommes allé chercher Simon. Julie dort encore.
La
discussion s’installe peu à peu entre nous quatre, à coup de dessins et
de gestes représentatifs. Se retourne alors Vitalic, un jeune russe qui
parle français. Tout comme son compatriote, il s’avère être très gentil
et généreux. C’est alors qu’il nous font découvrir le cognac russe. Cul
sec bien sur. Je sens alors que nous ne sommes pas près de nous coucher.
Constantin, le premier, nous offre alors 1000 cadeaux. De la carte de
fidélité de son mécanicien à son pied d’appareil photo en passant par
ses clopes. Deux belles rencontres en tous cas, stoppées vers 2h par la
dame du wagon venant nous dire de faire moins de bruit.Départ pour Moscou, le stress s’installe au cours de l’attente du
train. Quand il est là, c’est la délivrance. Wagon 12, nous serons deux
par deux pour ce trajet. Julie et moi nous retrouvons dans une cabine
occupée par une mère et sa fille. Nous posons nos affaires en haut, et
après ça, nous réalisons enfin que nous sommes à bord d’un train russe.
En seconde classe, le confort est assez pas mal. Une trousse de
toilette et un repas nous est même offert. Grande classe…
Le
couloir du wagon est assez étroit, tout comme les cabines. Vers 23h,
Julie décide de se coucher. Je la laisse donc dans les bras de Morphée
et vais me faire réchauffer des pattes. Nous discutons avec les
occupants de la cabine de Simon et Leny. Il s’y trouve un gynécologue
syrien prénommé Mohamed Ali.
Simon se met à lire « les fourmis
». Leny propose de m’accompagner fumer ma clope dans le très glauque
petit couloir aux deux cendriers. « Ce serai génial un cap’s ici ajoute
Leny.
Débarque alors un type qui ne connaît que quelques mots
d’Anglais mais qui a l’air de vraiment vouloir nous parler. Il nous
propose de l’accompagner au wagon bar. Nous prenons une bière. Entre
temps, nous sommes allé chercher Simon. Julie dort encore.
La
discussion s’installe peu à peu entre nous quatre, à coup de dessins et
de gestes représentatifs. Se retourne alors Vitalic, un jeune russe qui
parle français. Tout comme son compatriote, il s’avère être très gentil
et généreux. C’est alors qu’il nous font découvrir le cognac russe. Cul
sec bien sur. Je sens alors que nous ne sommes pas près de nous coucher.
Constantin, le premier, nous offre alors 1000 cadeaux. De la carte de
fidélité de son mécanicien à son pied d’appareil photo en passant par
ses clopes. Deux belles rencontres en tous cas, stoppées vers 2h par la
dame du wagon venant nous dire de faire moins de bruit.
Mardi 8 Aout 2006 : 8ème jour
Levé 5h48, arrivée à Moscou à 5h50. La nuit a été courte mais pas si mauvaise.
Nous débarquons de bon matin dans les rues de Moscou. Il nous faut prendre un p’tit déj. Pour ça, rien de tel qu’un Mac Morning !
C’est en fait assez pitoyable, même si manger des pan cakes me fait plaisir. Petite ballade dans les rues de la capitale. C’est très moche, mais il semble que nous ne soyons pas allés dans les bons quartiers. Ici, ça ressemble à la banlieue.
A 10 heures, nous sommes déjà à la gare Kazanski. Nous ne partons qu’à 13h10. L’attente est longue.
Lorsque nous montons enfin à bord, une petite déception me traverse. Ce train, même si il y ressemble, a moins de classe qu’hier soir. En plus, Julie et moi sommes seuls dans nos compartiments respectifs. Ca me rend triste, j’espère qu’on arrivera à s’arranger, mais ça risque d’être difficile.
Dans mon compartiment, un père et son fils, et un jeune qui semble être militaire. Tout le monde à l’air de tirer la gueule. Chez Julie, une mère au buste très imposant et son jeune fils, et un homme qui n’est jamais là. Le plus problématique dans ce trajet, c’est que nous auront du mal à nous poser tous les quatre ensemble, voir même juste à deux. Simon a déjà établi la discussion avec le couple qui partage son compartiment. Ils sont gentils, mais il est très difficile de se comprendre entre nous. A 19h30, nous décidons d’aller manger au wagon restaurant. Les prix n’y sont pas exorbitants, mais la salade que nous prenons est ridiculement petite. Tant pis… Nous enchaînons avec une bière puis nous couchons vers 21h30, épuisés par la nuit précédcente.












