Sigur presque fini
Sigur presque fini
Vidéo envoyée par luky_cy
Le réveil sonne à 7h30 mais je ne l’entend même pas. Je suis trop fatigué, il faut dire que les moustiques m’ont attaqué toute la nuit ! Du coup, Julie m’enguirlande le matin parce que je ne peut pas me lever…Nous faisons nos sacs, puis direction le bus pour le centre ville. Nadya accepte que nous laissions nos sacs à l’auberge. Arrivés en ville, nos objectifs sont les suivants : magasin de souvenirs et marché central pour faire des courses pour le train ce soir. Accessoirement, une belle promenade ne serai pas de refus… Arrivés aux souvenirs, le magasin n’ouvre qu’à 10h. En attendant, nous allons repérer le « central market ». Celui-ci n’est pas très loin, il faut passer par les chouettes rues piétonnes pour y aller. Le temps de faire le trajet, nous retournons aux souvenirs. Cette fois, c’est ouvert. Simon et moi achetons une « poupée gigogne », Julie un petit miroir. C’est cher dans ce magasin, ce sera donc tout… Maintenant, il faut attendre 11h30 pour manger.
Pour nous faire patienter, Leny nous mènes aux « maisons décembristes » (Génial !). Nous pouvons maintenant aller bouffer. Ce sera dans la galerie marchande, une petite pizza pas cher. Nous sommes à présent parés pour faire les courses. Chacun sa bouffe cette fois. Ce sera un saucisson, des pâtes chinoises, du fromage, de la confiote, du pain et des barres sucrées diverses pour moi. A présent, il faut rentrer mais nous ne sommes pas pressé. Nous arrivons à l’appart à 14h, nous en allons à 14h30 et arrivons à la gare avant 15h. Génial, encore 1h25 d’attente dans la gare d’Irkoutsk. Puis vient l’affichage de la voie 4. Nous allons enfin découvrir la 3e classe ! De plus, ce train n°9 est réputé comme le meilleure. En entrant, nous ne sommes pas déçus. Tout propre, tout classe… Pour Leny et moi, ce sera une couchette près de la fenêtre. Julie et Simon sont en haut, dans le « compartiment ».
C’est pas mal, plus convivial qu’avant. En plus, en partant nous avons les 2 compartiments à 4… Ca ne dure pas. Une famille dans chaque compartiment(une mère plus 2 enfants) plus une vieille pour les gars et une jeune pour nous. C’est pas gai, comme à l’aller, aucune place pour s’asseoir, mais en plus là on ne peut même pas se retrouver dans le couloir. Quelques personnes dans le wagon ont l’air sympathiques, j’espère qu’on sympathisera…
Il n’y a rien à faire dans ce train ! Toujours pas d’endroits pour s’asseoir, toujours personne à qui parler… Du coup, on va tenter de rejoindre le wagon restaurent à 6 de chez nous, grâce au premier arrêt :Zima. Malheureusement, il est plein. C’est vraiment rageant. Rien à faire d’autre que dormir… Il est à peine 20h… Néanmoins, après 10 minutes de lecture de mon magasine, je dors.
Mais peut-être seulement 2h après, je suis réveillé. Tout le monde dors sauf Simon qui a déjà bien avancé le livre qu’il venait de commencer. Je me lève pour faire je ne sais quoi, mais me recouche aussitôt ne trouvant pas quoi. J’admire le paysage quelques minutes, profitant de ma position face vitre. Il y a de l’orage, c’est assez jolie. Je tente de prendre des photos, rien à faire. Du coup, j’écris mon journal…
Réveil difficile à 7h30. Il faut encore préparer les sacs et ranger ! Tout le monde s’agite. A 9h, après quelques courses (chédar, pain), nous sommes dans le bus. Adieu Tom…
S’en suivent les 8h de bus. Tout le trajet sur l’île, je m’endors comme une loque. Dommage. Au bout de 6-7h de route, c’est le drame ! Un pneu crève, il faut le changer. Après ce contre temps,des barrages érigés par l’armée se dressent face à nous. Etrange. Finalement, arrivés dans les rues d’Irkoutsk, le chauffeur carbure à fond. Arrivés à bon port à 16h30. La description pour trouver le « Baïkal Hostel » que nous avons réservé est floue. Nous sommes contraints de prendre le taxi : 250 roubles, c’est un prix honnête. Notre hôtel est en fait assez loin du centre, et à l’opposé de la gare routière. Le trajet dure donc un certain temps, mais nous arrivons à destination et trouvons sans problèmes l’hôtel.
C’est Nadya qui nous ouvre. Direct, on remplit un papier, elle connais déjà nos noms, ça fait plaisir. Bien mieux organisé que Kyril à St-Petersbourg… L’appart est très propre, salle de bain et toilettes comprises…c’est génial ! Une douche s’impose. Après ça, nous retournons dans le centre. Même pas 24h pour visiter Irkoutsk, c’est dommage.
Arrivés là-bas, Irkoutsk me semble être une ville étrange, mélange entre buildings et maisonnettes en bois. Une statue de Staline, une avenue Karl Marx et de gros bâtiments imposants.
Premièrement, nous allons sur Internet. Chacun a un petit truc à aller vérifier. Après ces quelques minutes nous rappelant l’univers de la technologie, nous allons faire quelques courses au supermarché pour manger à l’appart ce soir. Ce sera du riz avec une omelette. Sur le chemin du retour, nous doutons de l’endroit où il faut descendre du bus, mais finalement, pas de problèmes.
En rentrant, l’appart est remplit de gens debout partout. C’est drôle, l’ambiance est sympas, même si nous ne parlons pas trop aux autres et que Leny a complètement foiré son omelette… Vers 0h00, Julie va se coucher. Nous trois restons à jouer aux cartes. Demain, visite express d’Irkoutsk.
Le réveil sonne à 10h. Finalement, pas de bateau. Dommage...
Tom nous a parlé d’un lac au centre de l’île. L’endroit semble beau, nous allons donc y aller. Tom, encore fatigué de la veille reste là. La carte estime à 36km la longueur du trip. Mais on est motivés. Départ 11h15 donc en direction du centre. En sortie de village, une décharge sauvage me retourne le coeur...On se demandai ce qu’ils faisaient de leurs poubelles, maintenant on le sais. Nous passons notre chemin et continuons. La carte que nous avons acheté n’est on ne peut moins précise, mais nous tentons quand même de ne pas nous perdre. Vers 15h30, nous sommes proches du but, mais il nous semble plus prudent de rebrousser chemin. C’est vraiment dommage. Au retour, ne pouvant pas nous perdre, nous coupons à travers champ et arrivons à 17h50 au village, lessivés... L’achat d’une bouteille de coca s’impose, ça fait trop de bien. Il nous reste à acheter un bouquin de photo pour le grand-père de Leny, le remercier il nous a emmené à l’aéroport... A peine rentrés, nous ressortons avec Julie pour profiter des dernières minutes de Soleil et faire une petite séance photos du village. J’en profite pour embarquer mes 2 fioles de cognac vides, souvenirs de la soirée dans le train St-Pet – Moscou, les remplir d’eau et de sable du Baïkal. La ballade est très sympa, mais a un goût de tristesse. En effet, nous quitterons Khuzhir demain matin à 9h...
En rentrant, nous achetons des pâtes, en espérant pouvoir se faire un bon repas, pour une fois, grâce à l’aide de Galia. Tom mangera avec nous. C’est finalement Tania que cuisinera pour nous, mais une fois tout cuit, Tom est introuvable, partis soit disant 2 minutes depuis 30. Nous sommes affamés par notre journée, et lorsqu’il rentre enfin, c’est la délivrance ! Mais pas si bon que ça finalement... Après ça, nous sortons avec Tom au bar juste à côté pour tenter de profiter de notre dernière soirée. Julie restera là, trop épuisée. Après une bière, nous rentrons jouer à la dame de pique. Tom est alors tout autre et sort toute sorte d’insultes comme « bitch from hell ! ». C’est rigolo, nous nous couchons vers 0h30.
Mon portable étant resté à l’heure moscovite, le réveil ne sonne pas à 10 heures comme prévu. Le réveil se fait donc tout en douceur vers 11h. Nous avons pour but aujourd’hui d’aller louer des vélos. Avant ça, nous pique-niquons vite fait chez Galia. Arrivés chez Nikita (l’auberge touristique du village), plus de vélos... Nous réessaierons ce soir vers 19 heure. A la place, nous allons nous balader dans les bois au centre de l’île. Le cadre est sympa, mais ça ressemble à toutes les forets. De plus, Julie et moi sommes crevés, ce qui fait qu’au bout de 2h de marche, vers 15h, nous décidons de rebrousser chemin. Simon nous accompagnera, et Leny continuera tout seul.
En rentrant, nous écrivons nos cartes. Je m’endors ensuite, comme une masse, puis me réveil sur le coup de 18h30. Leny est rentré, nous allons donc voir pour les vélos. Toujours pas, ce type se fout de notre gueule ! La tension qui régnait déjà depuis ce matin monte d’un cran lorsque Julie refuse de manger au resto à côté de chez nous. Nous deux mangerons donc à la maison, les deux gars restent au resto. Quand ils reviennent, la tension est au maximum. Personne ne parle, tout le monde sens que ça peut péter, lorsque, comme par miracle le messie Tom fait son apparition sur le pas de la porte. « Jésus.........Christ »seront ses premières paroles.
Nous apprenons alors qu’il avait oublié son sac de couchage dans le minibus hier et que c’était le pire camping de sa vie. Il a tout de même fait vite, ce qui peut se comprendre. Nous lui proposons aussitôt de nous accompagner au Bania sur la plage. Il accepte. 30 minutes plus tard, nous sommes dehors, mais là, un type nous propose un tours en bateau pour demain. OK, mais ça dépend du prix et donc du nombre de personnes partantes. Nous sommes 6, il faut atteindre 10 pour faire baisser le prix à 400 roubles. S’en suit une longue négociation, le Soleil se couchant entre temps.
Après 30 minutes d’attente, nous sommes partis ! Arrivés sur la plage, encore de l’attente car le Bania est plein. Pffff... Finalement, il se libère. Leny y va aussitôt, trop impatient. Mais dans le même temps, Tom nous dit que ce Bania, complètement isolé dans la nuit lui semble pas sur et que des gens bizares tournent autour. Encore une attente, dans le doute. Lorsque les deux voitures garés à côté de nous s’en vont, nous décidons d’enfin rentré dans le Bania. Le type qui s’en occupe semble sur. A l’intérieur, c’est horrible. Une chaleur vraiment hallucinante. 10 minutes après, tout le monde sort pour aller se jeter dans le Baïkal. Ca passe tout seul, malgré le fait que l’au est à 8° C !Il fait maintenant complètement nuit, et nous sommes là, en caleçon dans le froid. C’est génial ! Ca rattrape vraiment notre journée chaotique. Nous rentrons maintenant sous un ciel étoilé et une lune levante vraiment magnifique. Nous discutons 10 minutes, puis tout le monde se couche, épuisé. Demain bateau, I hope...